La Vie en bleu

Collaborateurs : Kovanic, Gillian Darling | Mannix, Veronica Alice | McCrea, Graydon | Office national du film du Canada

L'agent Al Arsenault montre à des élèves du secondaire la diapositive d'une adolescente de 18 ans, au regard étonné, qui se tient devant un bar du centre-ville de Vancouver. «Elle se drogue, vous croyez?», leur demande le policier. «Non», lui répondent les élèves. Alors, il passe à une autre diapositive de la même jeune fille, Shannon, photographiée six mois plus tard. Son visage est couvert de plaies et d'ecchymoses. «Elle se pique. Elle ne savait pas qu'elle resterait accrochée. Elle le sait maintenant...» Toute la classe en est bouleversée. Avec six autre policiers, Al Arsenault filme en vidéo l'existence de jeunes toxicomanes pendant ses rondes de quartier. Son but : créer un outil éducatif visant à prévenir la consommation de drogues chez les jeunes. Son équipe a formé un groupe à but non lucratif, surnommé The Odd Squad (la brigage insolite), qui est à l'origine d'une relation particulière entre les policiers et les toxicomanes du centre-est de Vancouver. C'est leur émouvante histoire que raconte La Vie en bleu, un percutant documentaire dans lequel des toxicomanes parlent ouvertement d'eux-mêmes et de ce qui les a jetés à la rue. S'ils ont choisi de témoigner ainsi, c'est pour empêcher que d'autres ne connaissent le même cauchemar. Avertissement : Ce film contient des propos et des images crus. À visionner au préalable.


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Image représentant la ressource: Eau-de-feu

Eau-de-feu

Après des années de lutte et de honte, cinq Canadiens des Premières Nations relatent courageusement leur histoire. Originaire d'Inuvialuit, le cinéaste Dennis Allen propose dans Eau de feu une exploration révélatrice et empreinte d'émotion sur les problèmes de toxicomanie qui frappent les populations des Premières Nations du Canada. Avec une honnêteté et une franchise peu communes, il nous expose la perspective autochtone sur ce thème délicat. Alex, Stephen, Paula et Desirae racontent vaillamment leur parcours. Le combat d'Alex contre l'alcoolisme résulte de la volonté d'oublier à tout prix les sévices subis au pensionnat. Stephen a pour sa part cherché à fuir dans la drogue et l'alcool le souvenir des traumatismes insupportables qu'il a vécus enfant. Pour Paula et Desirae, deux mères au sombre passé de toxicomanie, la famille devient le moyen privilégié de rompre le cycle de la violence. À l'instar de ses protagonistes, Dennis Allen est en voie de rétablissement. Le réalisateur témoigne lui aussi du combat qu'il mène depuis des décennies contre l'alcoolisme qu'a déclenché, très tôt dans sa vie, le tout premier verre. Le lien profond et l'engagement indéfectible qu'entretiennent ces survivants à l'égard de leur culture autochtone traditionnelle constituent pour eux un indispensable soutien sur le parcours de la sobriété. En nous livrant leurs témoignages, ce documentaire éclairé offre une inspirante lueur d'espoir à quiconque se trouve aux prises avec la toxicomanie.

Années scolaires : Adultes 1er cycle | Adultes 2e cycle | 3e secondaire | 4e secondaire | 5e secondaire