Mon fils sera arménien

Collaborateurs : Bisaillon, Yves | Goudsouzian, Hagop | Office national du film du Canada

Entre 1915 et 1923, un million et demi d'Arméniens furent massacrés par l'armée turque. Depuis, ce peuple lutte pour la reconnaissance officielle de ce qui fut le premier génocide du XXe siècle. Questionnant de façon intime l'identité arménienne, Mon fils sera arménien, de Hagop Goudsouzian, retrace le voyage initiatique de six Canadiens d'origine arménienne sur la terre de leurs ancêtres, et leurs rencontres avec des survivants du génocide. À travers les témoignages émouvants de ces vigoureux centenaires et ceux, cocasses et touchants, des voyageurs du Nouveau Monde, le cinéaste signe un film digne et poignant sur le besoin de faire la paix avec le passé pour mieux se tourner vers l'avenir.


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J'étais une enfant de survivants de l'Holocauste

« L'Holocauste est une drogue... » J'étais une enfant de survivants de l'holocauste, que signe la réalisatrice Ann Marie Fleming, est une adaptation animée des mémoires illustrées chaudement applaudies de Bernice Eisenstein. Mêlant harmonieusement les dessins de Bernice Eisenstein, sa voix et une animation ingénieuse, le film entrecroise l'histoire personnelle et celle de l'humanité. L'écrivaine se penche sur sa propre identité, tributaire d'un passé que ses parents, tous deux survivants d'Auschwitz, ne tiennent pas vraiment à se remémorer. La cinéaste Ann Marie Fleming en appelle ici aux vertus curatives de l'humour pour sonder les tabous relatifs à un traumatisme au deuxième degré très particulier et nous conduit ainsi à une compréhension plus universelle de l'expérience humaine. Elle examine les questions de l'identité et de la perte en avançant une proposition audacieuse, à savoir que l'Holocauste est source de dépendance et déterminant. J'étais une enfant de survivants de l'holocauste bouscule les perspectives et cède à une nouvelle génération l'héritage inextinguible de la Deuxième Guerre mondiale, qui a marqué le mot « génocide » au fer rouge dans notre conscience collective. Le film nous présente une quête fiévreuse et empreinte d'une ironie désabusée sur le deuil, l'amour, l'acceptation et la résilience : une quête soutenue par le caractère indissoluble des liens familiaux.

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