L'Art de tourner en rond - 1re partie

Collaborators : Bulbulian, Maurice | Office national du film du Canada

L'Art de tourner en rond - 1re partie pose un regard fascinant sur le rôle crucial que les peuples autochtones ont joué dans le façonnement de la Constitution canadienne. En 1984, la Conférence fédérale-provinciale des premiers ministres sur les questions constitutionnelles intéressant les Autochtones, un processus tumultueux et déchirant, a opposé le premier ministre Pierre Elliot Trudeau et les premiers ministres des provinces - qui ont refusé d'enchâsser les droits inhérents des Autochtones à l'autonomie gouvernementale dans la Constitution - aux dirigeants autochtones, inuits et métis, qui eux ne voulaient pas renoncer à cette occasion historique de consacrer leurs droits. Dans un échange resté tristement célèbre, Bill Wilson, avocat et négociateur en chef kwakwaka'wakwakw, déclare qu'il a deux enfants qui veulent devenir avocats et tous deux premier ministre. Quand il précise qu'il s'agit de filles autochtones, le public masculin éclate de rire et Trudeau répond : « Dites-leur que je vais rester jusqu'à ce qu'elles soient prêtes. » Quelque 30 ans plus tard, la fille de Bill Wilson, Jody Wilson-Raybould, est devenue la première ministre autochtone de la Justice et procureure générale du Canada dans le gouvernement de son fils, Justin Trudeau. La conférence était la dernière réunion constitutionnelle de Pierre Elliott Trudeau avant sa démission, et le processus a été confié à son successeur, Brian Mulroney.


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Chroniques de Nitinaht

Chroniques de Nitinaht trace le portrait sans fioritures d'une communauté autochtone luttant pour mettre un terme à un héritage douloureux d'agressions sexuelles, d'inceste et de violence familiale. Nous accompagnons les Ditidahts du village de Nitinaht Lake en Colombie-Britannique pendant près de sept ans, après qu'un aÎné respecté de la communauté eut été reconnu coupable d'agressions sexuelles sur sa petite-fille. Maurice Bulbulian, cinéaste primé, a obtenu des membres de cette communauté la permission de filmer leurs récits, devenant ainsi un élément de leur processus de guérison. Ces témoignages bouleversants et courageux ont joué un rôle clé en permettant aux membres de la communauté de partager ce qu'ils avaient vécu et de mettre fin au cycle de la violence sexuelle. À travers leurs récits, les Ditidahts dénoncent également les conséquences dévastatrices du système des internats. Pendant des décennies, les jeunes autochtones arrachés à leurs familles furent forcés de vivre dans ces écoles où il leur était interdit de parler leur langue ou de suivre leurs traditions, et où les sévices physiques, émotionnels et sexuels étaient monnaie courante. Avec courage et espoir, les Ditidahts surmontent dans ce film leur passé tragique pour emprunter la voie de la guérison. Ce film doit être visionné avant d'être présenté à un public non averti car il comporte des propos qui pourraient choquer, en particulier des propos sexuels explicites. En anglais avec sous-titres français.

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