Oncle Bob à l'hôpital

Collaborators : Martin, Kent | Samuelson, JoDee | Office national du film du Canada

Oncle Bob ne rajeunit pas, mais il se débrouille très bien, merci... jusqu'au jour où la maladie vient chambouler sa vie. Le voilà subitement coupé de son milieu familier et plongé dans l'univers inconnu et déroutant de l'hôpital. Pour oncle Bob, le quotidien à l'hôpital est semé d'embûches. Pas un jour ne se passe sans que des intrus viennent lui compliquer la vie, de l'infirmière qui le tire du sommeil pour lui donner un somnifère, aux visiteurs bien intentionnés qui lui apportent des aliments qu'il ne peut pas manger. Plus son séjour à l'hôpital de l'oncle Bob se prolonge, plus son moral et sa santé faiblissent. Sa vie d'autrefois n'est plus qu'un lointain souvenir. Puis, lorsqu'une visite très spéciale lui rappelle à quel point on l'aime et on a besoin de lui, il trouve une raison de guérir. Rempli de charme et d'humour, Oncle Bob à l'hôpital fait valoir l'importance du soutien, de l'espoir et de l'amour dans le processus de guérison.


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L'accompagnateur

On a surnommé Stephen Jenkinson l'Ange de la mort. Qu'il soit au chevet d'une mourante ou qu'il s'adresse à des cliniciens dont le métier est de faire échec à la mort aussi longtemps que possible, Jenkinson livre un message que la plupart des gens ne veulent pas entendre : on ne doit pas nier ou fuir la mort, mais plutôt «s'en faire une amie». Nous sommes à l'époque où la génération la plus nombreuse de l'histoire - les enfants du baby-boom - commence à sentir l'approche de la vieillesse et de la mort. Tim Wilson, le réalisateur de Griefwalker, dresse un portrait saisissant de son vieil ami Jenkinson, et de son travail auprès des mourants. La trame du film repose sur l'acharnement du cinéaste à nier sa propre mort, même après avoir failli perdre la vie suite à une maladie subite, et alors qu'il doit affronter la mort imminente d'un de ses proches. Jenkinson - un théologien, formé à Harvard, qui a pris du recul à l'égard des religions occidentales - affirme qu'une «faille existe à l'intérieur de la plupart d'entre nous, et qu'on pourrait la situer à proximité de l'âme». Il soutient que la mort nous permet de mieux vivre, que nous devons payer un tribut au deuil, que nous devons l'assumer pour être en mesure de vivre pleinement nos vies. Le film nous convie à côtoyer des personnes confrontées à la mort, qu'il s'agisse d'une femme qui, grâce à sa foi, est persuadée qu'elle «va vers la Lumière», ou de parents que Jenkinson arrive à persuader de ramener leur bébé à la maison, et d'accepter de le laisser mourir. Nous suivons Jenkinson, version moderne de Grey Owl, alors qu'il pagaie, installé dans son canot en bouleau d'écorce, fabriqué de ses propres mains. Nous le suivons lorsqu'il s'adresse, tel un prophète, à des cliniciens en conférence, soutenant que certaines cultures, à l'opposé de la nôtre, ne craignent pas la mort. Nier la mort nous empêcherait de lui donner la place qui lui revient. Juxtaposant de magnifiques images qui illustrent le caractère transitoire de la nature à quelques scènes douloureuses mais sobres de personnes qui se meurent, Griefwalker tisse un portrait éclairant d'un homme remarquable. Ce film nous laisse avec l'impression de mieux comprendre en quoi la mort est un «bien précieux».

Grade levels : 4e secondaire | 5e secondaire