À St-Henri, le 26 août

Collaborators : Barbeau-Lavalette, Anaïs | Brouillette, Richard | Deer, Tracey | Demers, Claude | Elkhatabi, Halima | L'Espérance, Sylvain | Loumède, Colette | Martel, Caroline | Miller, Amy | Murat, Selin | Nabatian, Kaveh | Spring, Sarah | Valiquette, Denis | Vanderborght, Karen | Walsh, Shannon | Office national du film du Canada | Parabola Films (Montreal)

Tourné en 24 heures, À St-Henri, le 26 août rassemble quelques-uns des plus brillants cinéastes documentaires québécois autour de cet ancien quartier ouvrier de Montréal. Dans un style cinéma direct, à l'affût des histoires qui font l'épaisseur d'une journée dans la vie quotidienne du quartier, ce film parcourt des trajectoires qui se côtoient ou se traversent tout en restant opaques les unes aux autres. En 2010, Saint-Henri nous offre un microcosme qui reflète merveilleusement combien le temps et le changement s'inscrivent dans un espace urbain resté profondément enraciné dans son passé industriel vibrant.


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Image représentant la ressource: La cité invisible

La cité invisible

Kendell et Mikey vivent dans le projet d'habitation du quartier défavorisé de Regent Park, à Toronto, et subissent des transformations, àl'instar du milieu environnant. Immeubles à demi-démolis, chantiers de construction clôturés et terrains vagues ponctuent le paysage, car des travaux de revitalisation de Regent Park sont en cours. Isolée socialement et physiquement depuis sa création à la fin des années 1940, la communauté de Regent Park amorce un processus de mutation. La cité invisible, dont le tournage s'est déroulé sur trois ans, relate l'émouvant passage de deux garçons à l'âge adulte. Alors que leur mère et leurs mentors souhaitent leur inculquer la volonté de réussir, le milieu et la pression sociale les poussent à faire de mauvais choix. Aux prises avec les contraintes de l'école secondaire et l'impitoyable réalité, ils expriment avec lucidité les sentiments qui les habitent : inquiétude, optimisme, vulnérabilité et compréhension. Le candidat aux Oscars et réalisateur Hubert Davis braque sa caméra sur un quartier défavorisé trop souvent oublié pour dépeindre avec sensibilité la pauvreté et les problèmes raciaux qui constituent l'envers de l'urbanité. Le cinéaste capte les rêves et les déceptions de Kendell et de Mikey à un moment déterminant de leur vie. Les brillantes tours de verre dont l'achèvement coïncide avec la fin du film annoncent une ère nouvelle. Invisible depuis tant d'années, Regent Park émergera enfin de l'ombre et de la stigmatisation. Kendell et Mikey auront-ils la même chance?

Grade levels : 4e secondaire | 5e secondaire