Le silence

Collaborators : Aubé, Christine | Blanchar, Renée | Chapdelaine, Maryse | McCready, Denis | Ça Tourne Productions (Caraquet) | Office national du film du Canada

Pourquoi taire les choses les plus graves? Le silence ne contribue-t-il pas à perpétuer la souffrance ? Des années 1950 aux années 1980, des prêtres catholiques ont commis de nombreux abus sexuels sur de jeunes garçons dans plusieurs villages francophones du Nouveau-Brunswick. Mis au grand jour alors que les victimes avaient atteint la cinquantaine, ces scandales ont provoqué effarement et indignation dans les médias et l'opinion publique. Pourquoi les communautés affectées ont-elles si longtemps préféré le secret à la justice et à la vérité ? Profitant de leur influence pour imposer un « silence pieux » à leurs paroissiens, plusieurs figures d'autorité ont construit une véritable structure d'abus qui témoigne tout autant des oppressions propres aux populations acadiennes que du déni systémique de l'Église catholique. Interpellée par la puissance du silence collectif, la cinéaste chevronnée Renée Blanchar cherche à en démêler les causes profondes en allant à la rencontre des survivants. Avec le film Le silence, elle nous amène au plus près de l'humanité de ces hommes brisés, et révèle ce qui unit et désunit, hier comme aujourd'hui, les communautés acadiennes.


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Formation générale des adultes
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Les héritiers du club

L'Acadie est une société en mutation à la croisée des chemins. Alors que les citoyens se sentent abandonnés par leurs représentants, quel rôle peut encore jouer l'artiste au sein de la collectivité? Ancré dans le présent, tout en tirant les leçons du passé, Les héritiers du club réinvente la vie à partir de plusieurs initiatives collectives. Le film nous transporte à Sainte-Anne-du-Bocage, un quartier de Caraquet, au Nouveau-Brunswick. C'est là que prospérait jadis le Club des jeunes, un espace culturel et communautaire, qui est aussi un legs historique, celui de Nazaire Dugas, premier architecte acadien. Rachetée il y a quelques années, cette salle en réfection est aujourd'hui le point de ralliement de plusieurs amis qui veulent faire revivre l'esprit des lieux. Autour de l'édifice gravitent l'écrivaine France Daigle, la nouvelle propriétaire, le musicien René Cormier et l'homme de théâtre Allain Roy, qui préparent le spectacle d'inauguration. La cinéaste Renée Blanchar filme l'avancée du projet tout en travaillant, à la création d'un jardin collectif. Pour chacun, il s'agit de rester fidèle à une forme d'engagement et de résistance. À la faveur de témoignages plus intimes, le documentaire met à jour une histoire commune aux multiples ramifications. Le récit des pères se mêle à celui des fils et des filles. Et chacun de mesurer alors l'importance de la transmission d'une mémoire à travers la filiation et l'art. Avec ses projets concrets et rassembleurs, Les héritiers du club ouvre résolument la voie à de nouvelles façons d'être ensemble pour la suite du monde.

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Chroniques de Nitinaht

Chroniques de Nitinaht trace le portrait sans fioritures d'une communauté autochtone luttant pour mettre un terme à un héritage douloureux d'agressions sexuelles, d'inceste et de violence familiale. Nous accompagnons les Ditidahts du village de Nitinaht Lake en Colombie-Britannique pendant près de sept ans, après qu'un aÎné respecté de la communauté eut été reconnu coupable d'agressions sexuelles sur sa petite-fille. Maurice Bulbulian, cinéaste primé, a obtenu des membres de cette communauté la permission de filmer leurs récits, devenant ainsi un élément de leur processus de guérison. Ces témoignages bouleversants et courageux ont joué un rôle clé en permettant aux membres de la communauté de partager ce qu'ils avaient vécu et de mettre fin au cycle de la violence sexuelle. À travers leurs récits, les Ditidahts dénoncent également les conséquences dévastatrices du système des internats. Pendant des décennies, les jeunes autochtones arrachés à leurs familles furent forcés de vivre dans ces écoles où il leur était interdit de parler leur langue ou de suivre leurs traditions, et où les sévices physiques, émotionnels et sexuels étaient monnaie courante. Avec courage et espoir, les Ditidahts surmontent dans ce film leur passé tragique pour emprunter la voie de la guérison. Ce film doit être visionné avant d'être présenté à un public non averti car il comporte des propos qui pourraient choquer, en particulier des propos sexuels explicites. En anglais avec sous-titres français.

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