Les chansons de mon père

Collaborators : Clarke, Annette | Clarkes, Millefiore | Fernando, Rohan | McNeill, Paul | Office national du film du Canada

Fille du célèbre auteur-compositeur-interprète canadien Gene MacLellan, la musicienne Catherine MacLellan a grandi au rythme de la musique de son père. Elle avait 14 ans quand il est mort par suicide. Deux décennies après cette perte, la voilà enfin prête à affronter le douloureux mystère entourant l’absence paternelle et à faire sien l’héritage musical qu’il a laissé. Les chansons de mon père accompagne Catherine alors qu’elle cherche à comprendre son père tout en menant son propre combat contre la maladie mentale. Les images d’archives et les entrevues intimes avec les amis, les membres de la famille et les musiciens qui connaissaient Gene et jouaient avec lui – dont Anne Murray, Lennie Gallant et le regretté Ron Hynes – révèlent un homme perturbé et aimant qui ne s’est jamais senti à l’aise avec la célébrité ou l’argent. Déterminée à rompre le silence qui pèse sur la maladie mentale, Catherine espère que d’autres puiseront dans son histoire force et réconfort.


Grade levels
Formation générale des adultes
Adultes 1er cycle | Adultes 2e cycle
Secondaire
3e secondaire | 4e secondaire | 5e secondaire

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Le déplacement de Hebron

Holly Andersen, de Makkovik, au Nunatsiavut, a toujours su que la maison dans laquelle elle vit porte en ses murs les échos du déplacement forcé des Inuit du nord du Labrador. Dans Le déplacement de Hebron, la réalisatrice explore ce qui fait d'un lieu un véritable chez-soi, alors qu'elle s'entretient avec des connaissances et des proches de l'incidence de la réinstallation sur des générations d'Inuit du Labrador. Située dans un quartier de Makkovik encore appelé Hebron End, la maison de Holly Andersen est l'une des nombreuses demeures construites à la hâte pour accueillir les Inuit arrivant du Nord. Les quelques maisons qui subsistent témoignent de la façon dont les réinstallations ont remodelé non seulement Makkovik, mais aussi de nombreuses communautés du Nunatsiavut. Consciente de ne pas connaître toute l'histoire qui sous-tend cet événement, Holly Andersen ressent l'obligation d'en savoir davantage sur les liens qui unissent sa communauté. En 1959, les Inuit de Hebron, dans le nord du Labrador, ont appris qu'on allait les séparer et les déplacer vers le sud de la région. Il leur a fallu parcourir des centaines de kilomètres en bateau pour rejoindre leurs nouvelles demeures, entre autres à Makkovik. La plupart des familles n'étaient pas préparées à un changement aussi radical. Elles ont laissé derrière elles tout ce qu'elles connaissaient, et le fait de s'intégrer dans un lieu différent n'a pas toujours été aisé. Bien que ces familles aient été relogées il y a plusieurs générations, nombre d'entre elles considèrent encore qu'elles vivent loin de chez elles. Dans sa jeunesse, Holly Andersen avait entendu parler des réinstallations. Des camarades et des gens de son voisinage descendaient de personnes relogées, mais elle n'avait pas réalisé à quel point les Inuit du Nunatsiavut ressentaient encore les effets de leur déplacement. Au fil de conversations touchantes avec des membres de la communauté, Holly Andersen nous guide avec délicatesse alors qu'elle met au jour les dessous de cet événement et réfléchit à sa signification pour les familles. Entremêlant les histoires intimes de sa communauté et des images rares qui donnent un aperçu de la vie pendant ce bouleversement, la cinéaste jette un regard sincère sur un passé difficile qui a métamorphosé à jamais la vie des Inuit du Labrador.

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