Kanata : l'héritage des enfants d'Aataentsic

Collaborateurs : Ménard, Jacques | Sioui Labelle, René | Vallée, Jacques | Office national du film du Canada

Avec un sens rigoureux et passionné de l'histoire, René Siouï Labelle retrace l'itinéraire de ses ancêtres et arpente leur vaste territoire, recueillant des images d'une beauté saisissante. Il dévoile un passé méconnu et propose une réflexion sur l'identité de la nation wendat. Il donne voix à son peuple à travers des rencontres avec des femmes et des hommes inspirés, la plupart originaires de Wendake, situé à huit kilomètres au nord-ouest de la ville de Stadaconé, jadis décrite par le chef Donnacona comme le grand village, ou « Kanata », lors d'une rencontre avec Jacques Cartier. Ils évoquent le rapport entre l'être humain et son environnement, la reconnaissance et la transmission du patrimoine, la défense des droits des Autochtones, et une spiritualité unique fondée sur la diplomatie et le respect de l'autre. La splendeur des paysages et la délicatesse des séquences de reconstitution, alliées aux témoignages clés de l'historien Georges E. Siouï, de l'artiste Mireille Siouï et de l'anthropologue Bruce Trigger, confèrent au film une densité poétique et personnelle qui interpelle le spectateur.


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Chroniques de Nitinaht

Chroniques de Nitinaht trace le portrait sans fioritures d'une communauté autochtone luttant pour mettre un terme à un héritage douloureux d'agressions sexuelles, d'inceste et de violence familiale. Nous accompagnons les Ditidahts du village de Nitinaht Lake en Colombie-Britannique pendant près de sept ans, après qu'un aÎné respecté de la communauté eut été reconnu coupable d'agressions sexuelles sur sa petite-fille. Maurice Bulbulian, cinéaste primé, a obtenu des membres de cette communauté la permission de filmer leurs récits, devenant ainsi un élément de leur processus de guérison. Ces témoignages bouleversants et courageux ont joué un rôle clé en permettant aux membres de la communauté de partager ce qu'ils avaient vécu et de mettre fin au cycle de la violence sexuelle. À travers leurs récits, les Ditidahts dénoncent également les conséquences dévastatrices du système des internats. Pendant des décennies, les jeunes autochtones arrachés à leurs familles furent forcés de vivre dans ces écoles où il leur était interdit de parler leur langue ou de suivre leurs traditions, et où les sévices physiques, émotionnels et sexuels étaient monnaie courante. Avec courage et espoir, les Ditidahts surmontent dans ce film leur passé tragique pour emprunter la voie de la guérison. Ce film doit être visionné avant d'être présenté à un public non averti car il comporte des propos qui pourraient choquer, en particulier des propos sexuels explicites. En anglais avec sous-titres français.

Années scolaires : Adultes 1er cycle | Adultes 2e cycle